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Ce 13 février, le Parlement européen soutenait un accord de libre-échange de grande portée et un accord de protection des investissements avec Singapour, ainsi qu’une série d’autres rapports concernant les relations entre l’UE et la cité-État asiatique. En effet, Singapour est un portail pour le commerce européen avec la région d’Asie du Sud-Est. Cette région ANASE représente une économie de 3 mille milliards de dollars, pour un marché de plus de 650 millions de consommateurs. L’accord en question élimine la quasi-totalité des tarifs douaniers sur les biens concernés, pour une période transitoire de cinq ans à partir de la date d’entrée en vigueur. Il traite aussi les barrières non-tarifaires au commerce, comme les doubles essais pour les voitures et pièces détachées de voitures. L’accord de protection des investissements remplacera les treize accords bilatéraux d'investissement actuellement en vigueur entre Singapour et les États membres de l’UE.

David Martin, eurodéputé S&D et négociateur du Parlement européen pour l’accord commercial UE-Singapour, a déclaré ceci :

« En ces temps où Trump poursuit une politique commerciale de ‘l’Amérique d’abord’, l’UE continue à manifester son attachement au commerce libre et équitable. Cet accord de libre-échange améliorera l’accès européen non seulement au marché de Singapour mais aussi à celui de toute la région ANASE, en pleine expansion. De plus, il assurera une protection forte des travailleurs et de l’environnement. Par ailleurs, je salue particulièrement l’engagement pris par le gouvernement de Singapour, de ratifier les trois conventions fondamentales de l’Organisation internationale du travail qui attendent son entérinement. La pression permanente exercée par notre Groupe a permis d’obtenir cet engagement. »

« Que l’on aime ou non les accords de protection des investissements, il ne fait aucun doute que celui-ci constitue un progrès significatif par rapport aux dispositions en la matière des accords bilatéraux actuels entre les États membres et Singapour. Le présent accord remplacera les accords bilatéraux entre Singapour et treize États membres, fondés sur des dispositions obsolètes et déséquilibrées ainsi que sur le RDIE toxique. Il s’agit en effet d’un progrès significatif. Cependant, tout droit doit être associé à une obligation. J’encourage donc résolument la Commission à inclure dans les futurs accords de protection des investissements des obligations pour les investisseurs. »

Alessia Mosca, eurodéputée et porteparole S&D pour le commerce, a ajouté ce qui suit :

« Cet accord progressiste contribuera à la création d’emploi en Europe. Il facilitera la commercialisation des produits des entreprises européennes sur les marchés d’Asie du Sud-Est. Nous avons obtenu la reconnaissance par Singapour des indications géographiques européennes. En conséquence, les vins français et les fromages italiens y bénéficieront de la même protection que dans l’UE. Nous nous sommes aussi battus pour intégrer à l’accord un chapitre sur le développement durable, qui oblige juridiquement les deux partenaires à protéger les normes environnementales et les normes du travail. À présent, nous allons presser Singapour à ratifier les conventions fondamentales de l’Organisation internationale du travail, qui attendent encore cet entérinement. »

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