Pour les S&D, le retrait du dossier de la réforme structurelle du secteur bancaire marque un tournant regrettable dans l’agenda européen de réglementation des grandes banques

Bank sign on glass wall

Les Socialistes & Démocrates au Parlement européen ont critiqué, ce 25 octobre, le fait que la Commission européenne prévoit de retirer le dossier de la réforme structurelle du secteur bancaire.

 

Udo Bullmann, eurodéputé et viceprésident du Groupe S&D responsable des affaires économiques et monétaires, a déclaré ceci :

« Nous regrettons la décision prise par la Commission européenne de retirer le dossier de la réforme structurelle du secteur bancaire. En effet, le problème des banques mondiales réputées trop grosses pour sombrer persiste, quant à lui. »

« Malheureusement, ce dossier de la réforme structurelle du secteur bancaire était bloqué au Parlement européen par le Groupe PPE et son rapporteur. Leur position n’était que de pure forme sur la question de la résolution exhaustive de la problématique des institutions ‘trop grosses pour sombrer’. Par contre, ils plaçaient les intérêts des mammouths financiers mondiaux au-dessus de ceux des contribuables en particulier et des citoyens en général. »

 

Jakob von Weizsäcker, eurodéputé et négociateur du Groupe S&D pour ce dossier, a ajouté ce qui suit :

« Les mammouths financiers réputés 'trop gros pour sombrer’ constituent toujours un péril pour la stabilité financière, les contribuables et les clients. En effet, ceux-ci subissent des préjudices en raison de conflits d’intérêt non résolus au sein de ces banques. »

« Or, pour protéger les contribuables, il faut inverser la charge de la preuve pour les banques mondiales. Celles-ci devraient être dans l’obligation de démontrer qu’elles maîtrisent leurs risques. À défaut, elles devraient mieux se capitaliser ou être scindées. »

« En effet, si la tenue de marché est une activité utile, les banques ne doivent pas s’en servir pour camoufler des transactions pour compte propre ou masquer des conflits d’intérêt avec des comptes clients. »

« Force est de constater que le retrait de ce dossier marque un tournant déplorable dans l'agenda européen en matière de régulation des grandes banques. »