Pour les S&D, améliorer l’Europe est la meilleure réponse au nationalisme et au trumpisme

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Ce 16 février, les eurodéputés S&D ont soutenu un train de réformes conçu pour améliorer le fonctionnement de l’UE, pour la rendre plus démocratique et pour accroître la solidarité au sein de la zone euro.

En effet, trois rapports ont été présentés ce jour au vote en session plénière du PE à Strasbourg. Ils constituent la contribution du Parlement européen à la commémoration du 60e anniversaire de l’historique Traité de Rome, qui a donné naissance aux Communautés européennes.

Mercedes Bresso, eurodéputée et porteparole du Groupe S&D pour les affaires constitutionnelles, co-autrice du rapport sur l’amélioration du fonctionnement de l’UE, a déclaré ceci :

« En adoptant ces rapports, le Parlement européen envoie aux populistes un signal fort sous forme de message d’unité. L’UE continuera à protéger ses citoyens. Nous voulons construire un solide pilier européen des droits sociaux. L’UE doit aussi mener une lutte beaucoup plus efficace contre l’évasion et la fraude fiscales. »

« Par ailleurs, nous voulons une gouvernance économique plus démocratique, et nous demandons une approche plus unie et intégrée de la protection de nos frontières extérieures et de notre continent. »

« Or, nos citoyens s'interrogent sur de nombreux aspects de l'UE. Ils veulent du changement. Dans cette optique, nous proposons de nouvelles mesures pour rendre l’Europe meilleure, plus efficace et plus proche des citoyens. À Rome, il s'agira d’ouvrir une nouvelle phase. À cet effet, il faudra pleinement impliquer les citoyens européens en lançant un vaste débat public et ouvert à propos de notre avenir commun. En conséquence, nous demandons la réunion d’une convention ouverte à l’ensemble des parties prenantes, afin de préparer la révision du Traité. Voilà le message que nous souhaitons envoyer en prévision de la commémoration de Rome. »

Jo Leinen, eurodéputé et négociateur du Groupe S&D pour l’évolution et les ajustements éventuels du cadre institutionnel actuel, a ajouté ce qui suit :

« Confrontée à une Russie expansionniste et un gouvernement étatsunien qui remet en question l'architecture de la sécurité occidentale et favorise le protectionnisme, l’Europe doit être plus que jamais forte et confiante en ses forces. »

« Car dans notre monde globalisé et en mutation permanente, aucun État membre individuel de l’UE n’est suffisamment puissant pour concurrencer les superpuissances comme la Chine et les USA. Seule un Europe unie est capable de défendre les intérêts européens et de modeler la mondialisation au lieu de la subir. »

« Or, l’incapacité de l’UE à gérer correctement l'immigration et les flux de réfugiés, la lenteur et l’inadéquation de ses réactions aux crises financière et économique ont profondément déçu de nombreux citoyens. Ce qui a préparé le terrain aux sentiments anti-européens et au nationalisme. »

« L’UE doit être capable d'agir dans des domaines clés comme la lutte antiterroriste, la sécurité et la défense, la lutte contre l'évasion fiscale et la protection environnementale. Cela est impossible si un seul gouvernement national peut bloquer les solutions communes. Nous devons mettre fin aux vetos nationaux et aux menus à la carte. Dans le même esprit, l’UE a besoin de meilleurs instruments pour garantir le respect de ses valeurs fondamentales par tous les États membres. »

« En conséquence, nous voulons que le 60e anniversaire du Traité de Rome donne le signal de départ d’un débat à l’échelle européenne sur l’avenir de l’Union, aboutissant à une grande convention qui pose les fondements d’une Europe plus démocratique et couronnée de succès. »

Pervenche Berès, porteparole du Groupe S&D en commission des affaires économiques et monétaires et co-autrice du rapport concernant l’attribution d’une capacité budgétaire à la zone euro, a souligné les points suivants :

« Pour la première fois, le Parlement européen propose une feuille de route pour la création d’un budget de la zone euro. En effet, la crise financière de 2008 a crûment mis en lumière les faiblesses et lacunes de notre union monétaire et économique. Or, une capacité budgétaire serait un instrument de solidarité et un jalon sur la voie de la stabilisation à long terme de la zone euro. Cela permettra aux membres de la zone euro de faire face tant aux chocs symétriques qu’asymétriques. »

« En conséquence, nous appelons la Commission européenne à intégrer notre proposition à son Livre blanc sur l’avenir de l’Europe. Dans cet ordre d’idées, il faut que l’achèvement de l’Union monétaire et économique (UME), de l’Union bancaire et de l’union des marchés des capitaux (UMC) soient les priorités primordiales des années à venir. »

Udo Bullmann, viceprésident du Groupe S&D responsable des affaires économiques et monétaires, a pointé les éléments suivants :

« Une capacité budgétaire a le pouvoir de doper les performances sociales de la zone euro. Elle contribuera à éviter que l’euro soit poussé au bord du gouffre, comme c’était le cas lors de la crise des dettes souveraines. Dans cet esprit, nous autres Socialistes & Démocrates considérons que l’instauration prompte et responsable d’une capacité budgétaire, selon les modalités du rapport, revêt une importance majeure. Cela constituerait un tremplin vers l’Europe sociale, et serait le garant des futurs succès de l’UE. »

« Par ailleurs, l’achèvement de l’union monétaire et économique doit aussi aller dans le sens d’une intégration plus intelligente et non seulement plus profonde. En conséquence, la capacité budgétaire doit contribuer concrètement à améliorer et rendre plus sûrs les emplois de la zone euro. Ce rapport reflète bien nos priorités clés. En nous battant, en particulier, pour un code de convergence qui complète la capacité budgétaire, nous autres progressistes avons fait en sorte que l’Union soit sûre de tenir cette promesse. »

« Notre Groupe a veillé à ce que l’intégration de la zone euro ne soit pas purement fiscale ou économique – mais aussi sociale. Il s’agit d'une bonne nouvelle pour les gens ordinaires. Avec la capacité budgétaire que nous avons conçue, la zone euro sera marquée par le progrès social et non par les inégalités et les crises sans fin. »