Il faut supprimer la règle arbitraire qui fixe à 1 % du PIB la contribution maximale au budget de l’UE

GDP letters on european map

Ce 24 octobre, les eurodéputés S&D ont demandé la suppression de la règle arbitraire qui stipule que les contributions nationales au budget de l’UE ne peuvent dépasser 1 % du PIB. Ils ont lancé cet appel en prévision d’un vote en plénière du PE à Strasbourg, au sujet du futur financement de l’UE.

Isabelle Thomas, viceprésidente du Groupe S&D et autrice de la résolution, a déclaré ceci :

« Cette résolution appelle à faire preuve d’une authentique ambition pour l’avenir de l’Union. En effet, nous voulons renforcer le budget de l’UE après 2020, afin de pouvoir nous attaquer aux nombreux défis qui attendent l’Europe. À cet effet, il faut enfin supprimer le plafond arbitraire qui limite à 1 % du PIB les contributions nationales au budget de l’UE. Il faut aussi trouver de nouvelles sources de financement pour ce budget. Il s’agit d’être moins dépendants des contributions des États membres et de disposer de ressources propres. Celles-ci doivent provenir d’un éventail de sources, comme une taxe sur les transactions financières, une taxe sur les multinationales ou une taxe d’ajustement carbone aux frontières de l’UE. »

« À présent, nous exhortons la Commission à élaborer une proposition en fonction de celles avancées par le Parlement européen. Car si nous ne nous occupons pas sérieusement du financement approprié du budget de l’UE, nous mettons en péril l’avenir de celle-ci. Les Socialistes & Démocrates sont aux avant-postes de cette bataille financière. »

Eider Gardiazábal Rubial, eurodéputée et porteparole du Groupe S&D pour le budget de l’UE, a ajouté ceci :

« Les gouvernements nationaux demandent à l’UE de prendre en charge un nombre croissant de tâches, qu’il s’agisse de la réponse à la crise migratoire ou du chômage des jeunes. Or, l’UE ne peut mettre en œuvre des politiques efficaces qu’à condition de disposer des budgets appropriés. En conséquence, le Parlement européen a clairement indiqué, aujourd’hui, que si l’UE veut se poser des objectifs ambitieux, elle doit les financer de manière réaliste. Dans cet esprit, ce rapport demande un budget spécifique pour la zone euro, l'augmentation des financements et de la souplesse dans leur application, afin d'être capables de répondre effectivement aux nouveaux défis et nouvelles priorités, à mesure que ceux-ci se présentent. »